Circuler au Québec : Les conseils de Cécile

Circuler au Québec : Les conseils de Cécile

Vous avez l’intention de faire un roadtrip au Québec ? Ça tombe bien, Cécile nous explique ses premiers kilomètres dans le pays du sirop d’érable et nous partage ses précieux conseils et les 7 principales différences avec la France !

« A chacune de nos arrivés à l'étranger, la conduite et les codes de la route locaux sont toujours dans nos préoccupations des premiers jours et jamais pour les mêmes raisons. Au Québec, nous étions tellement fatigués par le décalage horaire et le déménagement, que nous avions coupé la journée en deux. Pour échapper au mal de tête et garder un peu de lucidité nécessaire à une conduite en toute sécurité, la lève-tôt conduisait le matin, le couche-tard conduisait l’après-midi… »

1. Le carrefour

Si vous gérez l’arrivée au carrefour comme en France, vous avez tout faux ! Ne vous arrêtez surtout pas aux pieds des feux tricolores, qu’on appelle icitte des lumières. Vous allez vous retrouver au cœur même du carrefour et des coups de klaxon ne vont pas tarder à retentir… On a testé pour vous 🙂 Les feux sont en effet, de l’autre coté de l’intersection ! Ils sont souvent en hauteur. Le gros avantage, c’est qu’ils sont visibles… Quand on regarde au bon endroit ! 

En parlant des feux, vous vous demanderez certainement ce que signifie ce feu blanc qui s’allume avant les autres ? Il signale que le chauffeur de bus peut démarrer, mais pas vous ! Les couleurs sont donc fondamentales.

Ne vous étonnez pas non plus à voir des automobilistes passer au feu rouge. Vous pourrez aussi, mais sous certaines conditions à connaitre. Premièrement, seulement si vous n’êtes pas sur l’ile de Montréal. Deuxièmement, s’il n’y a pas de panneau qui indique que c’est interdit. Troisièmement, si et seulement si, c’est pour tourner à droite et qu’il n’y a pas de voiture qui vient sur votre gauche. Mais la plus grosse découverte, ce sont les quatre stops ! 

La priorité à droite n’existe pas. Au carrefour, tout le monde s’arrête et redémarre quand c’est son tour ! Pas très écologique de notre point de vue ! Comment sait-on que c’est notre tour ? Là est la question qu’on se pose en arrivant ! 

La réponse : premier arrivé, premier parti ! Vous devez en effet retenir qui étaient là quand vous êtes arrivés. Quand, ils seront partis, ce sera votre tour. 

Pas simple, me direz-vous. Non effectivement, mais on fini par prendre l’habitude. Ça implique donc de ne jamais démarrer juste après celui qui est devant vous.

2. Les autoroutes

Les autoroutes Nord-Sud ont un numéro impair. Les autoroutes Sud-Est ont un numéro pair. Ça aide pour s’orienter.

Les autoroutes au Québec sont immenses comme partout en Amérique du Nord. Ici, il n’y a quasiment pas de voie rapide et de voie lente. Résultat, il n’est pas rare de voir des chauffeurs slalomer entre les files. 

Un conseil, quand vous passez d’une voie à l’autre, vérifiez qu’un autre conducteur, deux files plus loin n’a pas eu la même idée dans l’autre sens! Ça arrive fréquemment et c’est un risque de carambolage !

Autre particularité des autoroutes du Québec, les sorties ne sont pas systématiquement à droite. Alors prenez garde !

Quand vous passez sur un pont d’autoroute, la boucle d’accès peut être indifféremment sur la voie de droite ou sur la voie de gauche. Et malheureusement, la signalisation est souvent tardive. Vous avez donc une chance sur deux d’être sur la bonne file ! Si vous avez parié sur la mauvaise option, pour éviter l’accident et les queues de poisson, pas d’autres alternatives que de continuer tout droit et faire un demi tour dans les rues avoisinantes.

3- L’état des routes

Savez-vous comment on reconnait un ivrogne au volant au Québec ? C’est le seul qui conduit droit ! Et oui, un conducteur lucide au Québec est un conducteur qui ne peut tenir son volant droit. Il doit sans cesse éviter les nids de poule, omniprésents sur les routes, en particulier à la sortie de l’hiver. C’est une blague, bien sur, la conduite en état d’ébriété est interdite au Québec.

Pendant tout l’été, vous devrez composer avec les travaux ! Il y en a partout tout l’été, soit juste pour boucher les trous, soit pour refaire des portions de route. Leur entretien coûte une fortune à l’état. 

4 - La conduite en hiver

Ne renoncez surtout pas à visiter le Québec en hiver à cause de la conduite sur neige. D’abord parce que la beauté du Québec en hiver est loin d’être une légende. C’est vraiment splendide et c’est à voir dans une vie. Deuxièmement, parce que tout est prévu pour s’adapter aux conditions hivernales ! Heureusement, parce qu’il dure plus de 6 mois !

Commençons par les pneus d’hiver ! Ils sont obligatoires du 15 décembre au 15 mars. Ils font une grande différence. Enfin, n’exagérez pas quand même ! Ça reste une conduite plus risquée surtout à l’entrée de l’hiver avec, ce qu’on appelle ici, la glace noire, formée par toutes les particules huileuses qu’on trouve sur les routes. Elle est très dangereuse aux premiers froids.

Respectez les principes de base de la conduite sur neige : privilégiez le frein à moteur, gardez vos distances, ne faites pas d’à-coups de volants et surtout réduisez votre vitesse. 

Le déneigement est un spectacle en soit. Dans Montréal, observez ces déneigeuses aspirer la neige et la déverser dans le camion qui les suit. Si vous arrivez au Québec à la fin de l’hiver, vous serrez impressionnés par ces montagnes de neige aux périphéries de la ville.

5 - Le permis de conduire

Tant que vous roulez avec une voiture de location, votre permis d’origine suffit. Il en est de même si vous séjournez pour une durée inférieure à trois mois. Sinon, vous devrez obtenir votre permis canadien auprès de la SAAQ (Société de l’assurance automobile du Québec). Tout est expliqué sur leur site ici. Et sachez que vous devrez le renouveler tous les ans, à votre date anniversaire. Joli cadeau, n’est-ce pas ! C’est quand vous recevrez la douloureuse que vous saurez où vous en êtes de vos tickets comme on appelle les contraventions ici et donc du nombre de points qu’il vous reste.

6 - La limitation de vitesse

La limitation est de 100 km/h sur les autoroutes et routes à chaussées séparées, 90 sur les routes rurales,  50 km/h en ville.

Les contrôles de vitesse se font par des policiers en voiture ou en moto et non par des radars. Si vous avez dépassé la limitation, vous allez le plus souvent en être informé immédiatement par une voiture à la sirène hurlante derrière vous. Et vous n’aurez plus qu’à vous stationner au plus vite sur le bord de la route. Ne faites aucun geste et gardez vos mains bien visibles. On est en Amérique, le port d’arme est autorisé. Un policier n’aime pas du tout les gestes suspects ! Ne blaguez jamais avec un agent ! 

7 - La signalisation et les panneaux de stationnement

La signalisation est en français.

Mais les panneaux sont à eux seuls une prise de tête ! Même après 11 ans de vie au Québec, nous en apprenons encore, comme cette histoire de flèche. Repérez-la sur le panneau. Si elle va vers la chaussée, l’information indiquée sur le panneau commence à s’appliquer et ce jusqu’à la flèche qui va vers le trottoir. Fallait y penser ! S’il n’y a pas de flèche ? La restriction s’applique devant et derrière le panneau.

Pour la suite du décryptage, il faudrait un article entier et il existe déjà. Nous vous invitons à le parcourir ici.

D’autres particularités importantes ?

Les numéros civiques des rues dans Montréal commence au Boulevard Saint Laurent. C’est le Greenwich de la ville qui marque le zéro. Les numéros vont ensuite croissant Est ou West.

Les autobus scolaires :  quand un autobus scolaire est à l’arrêt avec ses clignotants rouges allumés, toutes les voitures doivent s’arrêter, dans les deux sens de circulation. C’est une mesure de sécurité pour les écoliers. Seule exception : sur une route à chaussées séparées, la circulation doit s’arrêter seulement sur la voie où se trouve le bus.

Si vous voulez en savoir encore plus, vous pouvez toujours aller sur le site du gouvernement qui donne des trucs et astuces iciSi nous avons oublié une particularité importante à mentionner dans cette article, signalez-le nous, nous la rajouterons. Merci d’avance.

Cécile Noll

Les Noll ont deux ailes
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