Les avantages, les freins et les précautions à prendre lorsqu’on échange son RV

Les avantages, les freins et les précautions à prendre lorsqu’on échange son RV

Vous rêver de passer vos vacances en camping-car aux États-Unis, en Australie ou en Nouvelle-Zélande ? Mais peut-être êtes-vous quelque peu réticent à mettre le votre sur un cargo au milieu des océans, à louer ou même à acheter un RV sur place… Échanger votre camping-car est peut-être la solution !

Pourquoi échanger son camping-car, RV ou van ?

Les avantages sont nombreux, à commencer par la possibilité de voyager, gratuitement ou presque, à l’autre bout du monde ! Car oui, le concept d’échange consiste tout simplement à prêter votre camping-car à un autre voyageur, en contrepartie de quoi vous pourrez de votre côté emprunter son véhicule. Imaginez-vous pouvoir prêter votre camping-car à un Californien, et pouvoir ensuite conduire son RV à travers l’Ouest Américain… Cet échange de bon procédé est d’autant plus intéressant qu’il réduit considérablement votre budget vacances. Ajoutez à cela les compagnies aériennes qui proposent des vols internationaux à des prix toujours plus attractifs… Vous pouvez alors facilement vous projeter dans des vacances de rêves, toujours en mode road-trip, que ce soit pour 10 jours en Europe ou trois semaines au Canada.

Découvrir le monde en RV : quelles sont les options les plus connues ?

 

Pour voyager à l’échelle mondiale en RV, inutile de dire qu’il faut du temps… Mais est-il nécessaire de rappeler que plus la destination est « lointaine », plus la dimension économique prend d’importance ? Si vous êtes par exemple Européens et que vous voulez par exemple voyager en camping-car aux États-Unis, en Amérique du Sud ou en Australie, plusieurs possibilités s’offrent à vous… 

La première est de louer un véhicule sur place, mais cela peut vite impacter votre budget en fonction de la durée de votre séjour et de la période concernée. À titre d’information, un RV familial aux USA en été vous coûtera environ 3000-4000€ par mois, là où vous son prix chuterait à plus ou moins 1000€/mois à l’automne… Vous l’aurez compris, les hautes saisons sont donc à éviter si vous voulez préserver votre porte-monnaie !

La deuxième option est d’importer temporairement votre propre véhicule et de l’acheminer par cargo, ce qui peut coûter approximativement entre 6000 et 10 000€ (aller-retour bien sûr), sans compter les démarches administratives associées et les éventuels risques de vols pendant la traversée. Une fois votre véhicule débarqué, il vous faudra l’assurer ce qui peut s’avérer être compliqué et très onéreux selon la destination. Enfin côté entretien & mécanique, mieux vaut éviter de tomber en panne aux USA avec son véhicule européen…. Vous aurez dans ce cas beaucoup de mal à trouver un garagiste compétent ou qui soit tout simplement d’accord pour s’intéresser à votre problématique, et jeter un oeil sous le capot…

La troisième option est d’acheter un véhicule à votre arrivée dans le pays et de le revendre avant votre retour chez vous. Mais pour être certain de ne pas faire un mauvais achat, qui mettrait alors en péril votre séjour, ou au-delà de celui-ci la rentabilité même de l’opération dans le cas d’une revente à bas prix, il vous faudra prendre le temps de la réflexion… C’est d’ailleurs ce que font nombre de jeunes roadtrippers qui se rendent en terre Australienne ou Néo-Zélandaise avec un PVT (programme vacances travail) ou un WHV (working holiday visa) en poche… Cette pratique d’achat/revente trouve tout son intérêt sur une période de séjour relativement longue, entre 6 et 12 mois.

Une 4ème option synonyme d’économie et de partage…

 

L’échange de RV constitue donc une vraie alternative pour continuer de voyager en mode “Vanlife” loin de chez vous. Pouvoir emprunter un véhicule sur place vous permet d’envisager un séjour sur une période plus ou moins longue, sans avoir à vous inquiéter outre mesure de l’assurance ni de la prise en charge du véhicule en cas de panne. Le tout gratuitement évidemment. Même s’il reste malgré tout indispensable de prendre certaines précautions en amont auprès du propriétaire du véhicule que vous vous apprêtez à conduire ! Enfin, sachez qu’au-delà de “troquer” ponctuellement leurs véhicules, les habitués de l’échange de RV disent partager aussi leurs expériences, leurs bons plans et leurs traditions. Nombre d’entre eux parlent aussi d’amitiés durables qu’ils ont développées grâce à l’échange de leur “maison roulante”. Au passage, cela permet selon eux de multiplier les possibilités de voyages, les liens avec le pays et ses habitants étant si fort qu’il en devient presque une seconde patrie…

Quels sont les freins ?

 

Ceux qui ont déjà vécu cette expérience concèdent volontiers que les recherches ont été compliquées. Ceux qui n’ont pas encore testé l’échange de camping-car avouent quant à eux leur réticence à prêter leur véhicule et plus généralement leur difficulté à faire confiance… Si vous êtes propriétaire d’un camping-car qui est en France et vous proposez de l’échanger pour faire un road-trip aux États-Unis. Le propriétaire d’un camping-car aux États-Unis, intéressé par des vacances en France met à votre disposition son camping-car et utilise le vôtre. Encore faut-il être intéressé par la même destination et se mettre d’accord sur les dates… Par ailleurs il faut que les camping-cars échangés soient quelques peu similaires, et que la durée d’échange soit la même afin que l’échange soit équitable.

Quelles précautions à prendre ?

 

Avant toute chose, nous vous conseillons de prendre contact avec vos « échangeurs » bien en amont de votre voyage. Ne négligez pas cette étape et avec elle la relation que vous aller initier. La confiance s’installe nécessairement avec du temps… Un coup de téléphone ou même un message ? Peut importe la manière, l’essentiel est d’être en contact et de s’autoriser à le rester au maximum. Ainsi, vous pourrez vous assurez que le courant passe entre vous, identifier s’il s’agit de personnes sérieuses et aussi vérifier que le véhicule que vous vous apprêtez à emprunter dispose des accessoires et équipements qui vous seront utiles pendant votre voyage.

Au niveau de l’assurance, parce que c’est certainement l’aspect qui préoccupe le plus les adeptes de l’échange de camping-car… Il faut tout d’abord savoir que le terme « échange » signifie au regard de la loi « prêt ». Il faut donc à ce titre vérifier ce qui est indiqué dans votre contrat d’assurance au sujet de ce qu’on appelle communément en France « le prêt de volant ».

Selon les compagnies d’assurance et le contrat souscrit, le prêt de véhicule à un tiers peut être interdit ou autorisé sous certaines conditions. En cas d’accident, lors d’un prêt de véhicule à une personne qui n’était pas autorisée par le contrat, l’intervention de l’assurance peut être limitée dans le meilleure des cas, ou même inexistante. De plus, la franchise qui sera appliquée peut aussi être majorée. Il faut aussi s’intéresser à la méthode de pondération de l’appréciation du risque et de la sinistralité, telle qu’on la connaît en France sous le nom de « Bonus/Malus », et qui existe dans un certain nombre de pays d’Europe. Sans oublier bien sûr de parler de la nécessité que le conducteur occasionnel ait un permis de conduire valide (traduit sous forme de permis international pour certains pays) et qu’il utilise le véhicule dans les conditions prévues au contrat d’assurance de son propriétaire.

L’objectif pour vous est donc que tous ces éléments soient abordés (et bordés) avec vos « échangeurs », pour qu’idéalement le prêt de volant soit possible, sans limitation des garanties ni majoration de franchise !

Idéalement aussi, nous vous conseillons de vous mettre d’accord pour être présent pour la remise des clés afin de consacrer au moins une heure à l’explication nécessaire au bon fonctionnement du véhicule. Comme vous le savez, chaque camping-car est unique et a ses spécificités, spécificités qu’il est bon de connaître pour vivre le meilleur voyage qui soit… Il n’est pas rare que les « emprunteurs » arrivent un jour avant la réception du véhicule, soient hébergés par les « prêteurs  », et prennent la route un jour après. C’est un excellent moyen de nouer une relation authentique, basée sur la confiance.

Dernier détail qui va sans dire mais qui va mieux en le disant : n’oubliez pas d’échanger vos numéros de téléphone !

En respectant tous ces conseils et comme en témoignent ceux qui ont l’expérience de l’échange de camping-car : vous vous sentirez très vite responsables du véhicule que l’on vous prête, comme si finalement c’était le votre ! Sachez enfin que de nombreux échanges débouchent sur des amitiés durables, ce qui au passage multiplie d’autant les possibilités de voyages. 

Julien D.

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Tout savoir ou presque sur l’échange de camping-car

Tout savoir ou presque sur l’échange de camping-car

Peut-être avez-vous déjà entendu parler de l’échange de camping car ? Le principe, sur le papier, est relativement simple puisqu’il s’agit d’échanger temporairement son véhicule contre un autre, afin de pouvoir visiter un pays bien souvent éloigné du sien.

Vous souhaitez en savoir plus ? Cet article est fait pour vous !

Comment ça fonctionne ?

Sur le modèle de l’échange de maison ou d’appartement, désormais largement répandu dans le monde, l’échange de camping-car a largement de quoi séduire ceux qui en sont propriétaires !

En effet, si vous possédez un camping-car, vous avez par conséquent aujourd’hui la possibilité de l’échanger. Cela consiste simplement à le mettre à la disposition d’un autre propriétaire de camping-car, vivant à l’étranger et désireux de visiter votre pays. En contrepartie, vous utiliserez sa « maison roulante » pour visiter le sien, que vous soyez seul, en couple ou avec votre famille. Bien entendu, l’opération sera entièrement gratuite, puisqu’il s’agit d’un échange, et donc d’un prêt de véhicule sur le plan juridique. 

À qui ça s’adresse ?

L’échange de camping-car s’adresse donc comme son nom l’indique aux propriétaires de camping-car, mais pas seulement… Les adeptes du van aménagé sont aussi concernés, ou encore ceux qui ont un « Véhicule Récréatif », un « motorhome » ou un « Recreational Vehicle » puisque c’est ainsi que l’on nomme ce type de véhicules de l’autre côté de l’Atlantique, au Canada ou aux États-Unis…

Imaginons donc une famille de camping-caristes Français, qui souhaite faire un road-trip au Québec. Parallèlement, une famille propriétaire d’un VR dans la région de Montréal, qui souhaite de son côté découvrir la France. L’échange des véhicules et de leurs équipements est donc possible. Reste pour eux de se contacter, d’organiser les choses, et de préparer leurs valises pour prendre l’avion !

Depuis quand ça existe ?

Pour le savoir, il faut d’abord s’intéresser à l’histoire du camping-car en tant que telle et à son développement.

Ce dernier fait son apparition au début du XXème siècle et est à l’époque réservé à une poignée de privilégiés, puisque son prix avoisine alors celui d’une maison. Il faut attendre les années 70 pour le voir commercialiser à grande échelle. D’abord relativement spartiates, il s’agissait en réalité dans la plupart des cas de fourgons aménagés. Ce n’est qu’à la fin des années 90 que les constructeurs développent réellement des modèles mieux aménagés et mieux équipés, et ce afin de répondre à la demande grandissante. Demande qui émane notamment des jeunes retraités qui sont en quête de liberté et de voyage.

Les premiers échanges de camping-cars commencent donc à s’effectuer au début des années 2000. Ils font suite non seulement au développement du véhicule de loisirs en France, en Europe et ailleurs, mais sont surtout nés grâce au développement et à l’accessibilité au plus grand nombre d’internet. Quel bonheur de se retrouver en retraite et de pouvoir voyager en France avec tout le confort nécessaire… Et pourquoi ne pas envisager de le faire ailleurs puisqu’il est désormais possible de poser la question au monde entier ?!

Pourquoi ça va se développer ?

Tout simplement parce que l’échange de camping-car s’inscrit parfaitement dans l’économie collaborative, devenue un véritable phénomène de société que ce soit dans le tourisme bien sûr, mais aussi dans le transport, l’habitat, l’équipement, l’alimentation ou le service. Aujourd’hui, quelque soit le secteur d’activité, il est forcément possible d’échanger un bien ou un service, de le prêter, le louer, le vendre, le donner, ou le partager par le biais de plateformes communautaires.

Sous l’impulsion d’internet et suite à la crise économique, c’est en réalité une nouvelle façon de consommer qui se développe encore et toujours, et ce à travers le monde. Il est désormais possible pour certains d’arrondir leurs fins de mois et pour d’autres de se faire plaisir sans dépenser leurs économies. Un concept basé sur le « gagnant/gagnant » qui compte chaque jour un peu plus d’adeptes. Et au delà de l’aspect économique, ce mode de consommation séduit également sur le plan humain puisqu’il favorise la solidarité et les liens sociaux. N’oublions pas non plus la dimension écologique à laquelle les individus peuvent s’identifier dans ce nouveau mode de consommation. 

Pour résumer, le passage au XXIème siècle et le développement d’Internet a littéralement propulsé nos sociétés dans une course à la consommation, le fameux « produire plus pour vendre plus ». Le marché du camping-car n’a pas fait exception à la règle puisque les nouveaux prétendants voulaient accéder à ce type de véhicule, être les heureux propriétaires de cet « objet » synonyme d’une certaine manière de prestige. Ils tenaient à avoir le privilège de voyager librement et avec un niveau de confort proche de celui d’une maison… Aujourd’hui, l’heure est à la consommation collaborative et avec elle à la question « comment augmenter l’usage d’un bien ou d’un service par le partage, l’échange, la vente ou la location, entre pour les particuliers ? ». S’agissant du camping-car, il est maintenant surpassé durablement par le retour en force du van aménagé. Ses adeptes, plus jeunes et bien souvent encore actifs, sont moins attachés au confort qu’à l’usage que leur procure ce mode de voyage. Plus qu’un bien qu’ils vont posséder et auquel ils vont être très attachés, leur « véhicule de loisirs » prend pour ces nouveaux consommateurs tout son sens : ils s’épanouissent par les expériences qu’ils vont pouvoir vivre grâce à lui !

Ainsi, l’échange de camping-car, de vans aménagés et finalement de tout ce qui ressemble à une « maison sur roues » devrait avoir de beaux jours devant lui…

Julien D.

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